Sabine Choquet

Domaine : multiculturalisme, interculturalisme, radicalisation

Lieu : Observatoire des radicalisations, FMSH

Poste : chercheuse associée

Groupe : La radicalisation, perspective comparatiste

Biographie :


Détentrice d’une Habilitation à diriger des recherches en anthropologie sociale de l’Université de Fribourg en Suisse, d’un doctorat à la Sorbonne et d’un PhD à l’Université Laval au Québec en Sciences humaines et sociales, Sabine Choquet a mené une carrière de recherche internationale. Après avoir été durant deux années chercheuse associée au CEVIPOF (Sciences Po, Paris), elle est devenue chercheuse permanente au Centre de recherche sur l’Immigration, l’ethnicité et la citoyenneté (CRIEC) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM, Montréal). En 2014, elle a rejoint l’Université de Fribourg en Suisse où elle a obtenu la Bourse Marie Curie et enseigné durant trois années en anthropologie. En 2016, elle est devenue membre de l’Observatoire des radicalités de la Maison des sciences de l’homme dirigé par Farhad Khosrokhavar. Elle est spécialiste de la coexistence entre des groupes de cultures, de langues ou de religions différentes, des difficultés ou des conflits qui peuvent en résulter et des politiques de gestion servant à les encadrer. Elle adopte une démarche interdisciplinaire entre la sociologie, la science politique et l’anthropologie et travaille dans une perspective comparée entre plusieurs pays. Ses terrains d’étude privilégiés sont l’Union européenne, le Canada, la Suisse, l’Afrique, le Brésil, la Malaisie et le Liban. Elle s’intéresse aux politiques de gestion de la diversité, parfois qualifiée de « politique d’intégration », au fait religieux et aux dispositifs de prise en charge et de prévention de la radicalisation. Elle fonde ses recherches sur l’analyse des politiques publiques et la façon dont elles sont mises en application. Ses recherches sont nourries par des études de terrain et des entretiens qualitatifs. Elle a reçu de nombreuses bourses d’excellence et plusieurs prix de recherche internationaux, dont le Premier prix du Livre politique de l’année 2012 remis à l’Assemblée nationale du Québec (Prix de la Fondation Bonenfant).